dimanche 4 octobre 2015

Visite de San Juan Chamula

Dimanche le 4 octobre

Hier soir avant de sortir pour souper, on a constaté qu'on avait des voisins au dessus de nous. On dirait que l'accès à leur appart en grimpant une échelle et en passant par une trappe dans le plancher. En tout cas, on peut dire qu'on les entend très bien, on a l'impression qu'ils vivent avec nous. Heureusement pour nous, la musique cesse pas trop tard.

On passe une bonne nuit et avec toute les couvertures qu'on a sur le lit, on n'a pas eu froid. On prend un bon déjeuner, en se faisant chauffer par le soleil sur notre balcon. Mis à part que la cuisine soit dégueulasse, on peut dire qu'on est assez bien.

Aujourd'hui, on veut aller visiter le village de San Juan Chamula. Situé à une dizaine de kilomètres de San Cristobal, le village abrite les Chamula, qui sont un groupe appartenant à l'ethnie tzoxile, un peuple indigène descendant des mayas. La ville est le centre de pratiques religieuses uniques et on s'y rend en "colectivo". Pour se rendre au point de départ des colectivos, on traverse le marché de San Cristobal, qui n'a rien à voir avec la zone touristique. Ici, on trouve de tout, souliers de cuir, poules vivantes, fruits, légumes, vêtements, et j'en passe.








On saute dans un colectivo et 2 minutes plus tard, on est complet.... on peut donc partir. La route grimpe dans les montagnes, on voit des moutons et bientôt on arrive à Chamula. Comme on est dimanche, les habitants des collines convergent en ville car c'est jour de marché, et ils se rendent à l'église.



À Chamula, on peut dire que les touristes sont tolérés. Ici, il est strictement interdit de prendre des photos de cérémonies religieuses se déroulant dans les rues ainsi que dans l'église. Les gens sont très réservés et on peut pas dire qu'on est reçu avec de grand sourire. On peut les comprendre car les tzotxiles sont encore victimes de racisme de la part du peuple mexicain. Dans la rue menant à l'église, on croise des hommes vêtus de tunique de laine blanche ou noire, les femmes portent souvent des jupes de laines noires et des tissus sur leurs têtes. C'est vraiment une expérience à vivre, il n'y a pas beaucoup d'étrangers en ville, on est ailleurs.




Au marché, beaucoup de laine à vendre, des fruits, des aiguilles de pin, des fleurs, des chilis, du café de la région (on s'en achète 500 grammes pour 50 pesos (environ 4$ cdn). En déambulant dans le marché, on se disait qu'on avait jamais vu un pareil spectacle, on se sent un peu voyeur avec nos caméras. 







On arrive éventuellement sur la place de l'église, elle est magnifique. Cette église est consacrée à Saint-Jean Batiste, qui est, ici, plus vénéré que le Christ. On paye notre entrée de 40 pesos et on fait donner les directives : pas de photos, pas de bouffe, pas de boissons.



On entre dans l'église et là on est sous le choc. Le sol est jonché d'aiguilles de pin, faut faire attention pour ne pas glisser.

Tout autour de l'enceinte, on retrouve des statues de plusieurs saints. Sur des tables devant les statues, des fleurs et des centaines de cierges qui brûlent. Devant les tables, des fidèles font brûler de l'encens, plusieurs s'agenouillent par terre, tassent les aiguilles de pins et alignent des dizaines de chandelles sur le carrelage. On allume le tout et on récite des prières à genoux, en langue indienne. Quelques fois, on asperge le sol de coca cola et d'un autre liquide appelé du "pox", une boisson alcoolisée à base de canne à sucre et de miel. On voit aussi des guérisseurs, qui eux portent la tunique blanche de laine et un foulard blanc autour de la tête. Lorsqu'un fidèle a terminé de brûler son lot de chandelles, il sort son grattoir et nettoie le tout. On ressent beaucoup d'émotion lors de cette visite, qui restera longtemps dans nos souvenirs. À la sortie de l'église, on a la chance de voir venir au loin, un groupe de fidèles qui se rend à l'église, une belle image.




On revient à San Cristobal, et en passant par le marché, on se prend un petit poulet grillé pour notre souper. Un poulet entier, avec salsa, oignons rôtis, et un peu de riz nous coûte 50 pesos (4 $cdn). On passe ensuite à la tortilleria, où pour 3 pesos, on obtient 10 tortillas, une vrai aubaine. Demain, on a réservé un tour pour aller visiter le canyon de Sumidero.








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